Le Centre Hospitalier de Polynésie Française a inauguré son tout premier TEP-Scan pour lequel nos équipes ont contribué à l’installation.
Un projet médical d’envergure qui marque un tournant pour la santé publique locale.
Interview du Professeur Couturier, Responsable de l’Unité de Médecine Isotopique au CHPF
Quelle était l’ambition de ce projet ?
« Cet équipement de haute technicité répond à un besoin médical essentiel en Polynésie. Il nous permet désormais de réaliser localement des examens d’imagerie moléculaire pour diagnostiquer et suivre les pathologies cancéreuses de la prostate, et d’évaluer l’efficacité des traitements. »
Quelles difficultés avez-vous surmontées ?
« Il a fallu adapter le service existant et renforcer la structure du bâtiment pour permettre le blindage des murs au plomb, afin de répondre aux normes strictes de radioprotection. Dans un contexte insulaire sans approvisionnement extérieur en médicament radiopharmaceutique, nous avons également dû construire un laboratoire de radiopharmacie pour fabriquer les produits sur place, ce qui a représenté une contrainte importante tant sur le plan technique que logistique. »
Comment s’est passée la collaboration avec NIUSYSTEM ?
« Excellente. Le professionnalisme et la réactivité des équipes de NIUSYSTEM ont été déterminants pour mener à bien l’installation. Leur accompagnement technique a vraiment été un atout majeur. »
Quelles perspectives pour l’avenir ?
« Nous envisageons de développer l’unité vers la thérapie par radioisotopes et de nouvelles applications cliniques. La mise en place d’un cyclotron est également prévue pour donner toute sa puissance au TEP-SCAN, qui est aujourd’hui limité aux seuls cancers de la prostate, soit moins de 10 % des besoins de la population. Ce projet servira ainsi de modèle pour d’autres équipements médicaux avancés en Polynésie. »
Merci au CHPF et au Professeur Couturier pour leur confiance.



